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FÊTE DE LA CIRCONCISION DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

Deutéronome 14:22-23 ''Chaque année, tu devras prendre la dîme de tout ce que tes semailles auront rapporté dans tes champs et, en présence de Yahvé ton Dieu, au lieu qu'il aura choisi pour y faire habiter son nom, tu mangeras la dîme de ton froment, de ton vin nouveau et de ton huile, les premiers-nés de ton gros et de ton petit bétail; ainsi tu apprendras à toujours craindre Yahvé ton Dieu''

To: "celt-saints"<celt-saints@yahoogroups.com> From: emrys@globe.net.nz> Date sent: Fri, 31 Dec 2004 14:01:50 +1300 Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com Subject: celt-saints 1st January

Saints Celtes et anciens saints Anglais - 1er Janvier (traduction personnelle http://www.amdg.be )

Síd ocus soinmige dúib isin blíadnai-seo do thét!
Paix et bonheur à vous tous pour cette année qui commence!

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  • Saint Beoc de Lough Derg
  • Sainte Connat de Kildare
  • Saint Cuan
  • Saints Elvan et Mydwyn
  • Sainte Fanchea de Rossory
  • Saint Maelrhys

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Saint Beoc, Abbé (Beanus, Dabeoc, Mobeoc)


5ième ou 6ième siècle. Beoc était un Cambro-Briton, qui fit la traversée du Pays de Galles vers l'Irlande, et fonda un monastère sur une île à Lough Derg, Donegal (Bénédictins).

Sainte Connat, vierge (Comnatan)


Morte vers 590. Abbesse du couvent de Sainte-Brigitte à Kildare (Bénédictins).

Saint Cuan, Abbé (Mochua, Moncan)


6ième siècle. Un abbé Irlandais, qui fonda nombre d'églises et de monastères, et qui vécut presque centenaire. (Bénédictins).

Saints Elvan et Mydwyn


2ième siècle. (D'après une légende tardive), Elvan et Mydwyn auraient été les Brittons envoyés par le roi saint Lucius vers l'évêque de Rome, saint Eleuthère, pour lui demander d'envoyer des missionnaires vers la Grande-Bretagne. (Bénédictins).

Sainte Fanchea de Rossory, Vierge (Fainche, Garbh)


Morte vers 585. On rapporte nombre d'histoires merveilleses la concernant dans la Vie de saint Enda, qui est en général considéré comme le père du monachisme Irlandais. Fanchea était une très antique moniale, qui avait un don particulier dans la maternité spirituelle sur les âmes. Elle serait enfant de Clogher, qui persuada son frère, saint Enda, de devenir moine. Elle fut l'abbesse-fondatrice du couvent de Rossory, Fermanagh, et fut enterrée à Killane. (Bénédictins, Encyclopaedia, Montague).

Saint Maelrhys


6ième siècle. Maelrhys, un saint de l'île de Bardsey, probablement né en Bretagne. Il est vénéré dans le nord du Pays de Galles. (Bénédictins).

Sources:
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Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1947). The Book of Saints. NY: Macmillan.
Encyclopaedia of Catholic Saints, October. (1966). Philadelphia: Chilton Books.
Montague, H. P. (1981). The Saints and Martyrs of Ireland. Guildford: Billing & Sons


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SAINT BASILE LE GRAND
sur un site de l'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières :
http://perso.wanadoo.fr/stranitchka/VO20/Basile_le_Grand.html

SAINT PLATON, HIÉROMARTYR À TALLINN (+ 1919)
http://www.orthodox.net/russiannm/plato-bishop-and-hieromartyr-of-revel-tallinn-and-those-with-him.html

saint Platon d'Estonie, évêque de Tallinn, néo-martyr Russe (+ 1919)
L'évêque Platon, dans le monde Paul Petrovich Kuldbush, naquit le 13 juillet 1869 dans la province de Riga, dans la famille d'un Lecteur de l'Eglise. En 1893, il obtint son diplôme de maîtrise de l'Académie Théologique de Saint-Petersbourg et devint prêtre. En 1894, ou en 1904 selon d'autres sources, il fut nommé supérieur de l'église orthodoxe estonienne Saint-Isidore à Saint-Petersbourg. En 1917-1918, il participa au Concile de l'Eglise de Russie. Le 31 décembre 1917, à la demande du clergé et des paroissiens de Riga, il fut consacré évêque de Revel (Tallinn), un vicariat du diocèse de Riga, par le métropolite Benjamin de Petrograd et l'évêque Artemius de Luga, après avoir été tonsuré et élevé au rang d'archimandrite 7 jours auparavant. Puis le 10 janvier 1918, il fut fait évêque de Riga.

L'évêque Platon commença avec zèle à réétablir l'ordre dans son diocèse, qui avait été perturbé durant les soulèvement révolutionnaires de 1917. C'était une époque terrible : cambriolages, violences et meurtres abondaient. Nul n'était assuré de ce que le lendemain lui apporterait, et tout le monde était en grand besoin d'un encouragement et d'un réconfort spirituel. Durant la courte période de son épiscopat, l'évêque Platon visita 71 paroisses, réinstallant la vie ecclésiale et apaisant les âmes inquiètes de son troupeau avec des paroles pleines d'amour et de Foi.

Mais cela ne dura pas longtemps. Le 19 décembre 1918, les troupes Allemandes qui avaient occupé l'Estonie quittèrent la ville de Tartu (Yuriev). Trois jours plus tard, les Bolcheviks reprirent la ville et alors y commença leur second règne de terreur.

En 24 jours, plus de 500 personnes furent arrêtées, et plus de 300 d'entre elles furent fusillées. Le 2 janvier 1919, lorsque l'évêque Platon se remit d'une grave maladie, il fut arrêté dans les rues de Tartu par les Bolcheviks et jetté en prison avec d'autres dans la Credit Bank, qui avait été transformée en prison. Le 14 janvier 1919, à 10h30, on en retira 20 prisonniers et ils furent emmenés au sous-sol et fusillés.

Après que les Bolcheviks aient dû battre en retraite, on trouva 20 corps dans le sous-sol de la banque, certains avaient été mutilés jusqu'à être méconaissables. Le corps de l'évêque Platon révèla les traces de 7 coups de baïonnette et 4 impacts de balle, un ayant été l'oeuvre d'une balle dum-dum tirée dans l'oeil droit. Les doigts de sa main droite formaient encore le Signe de croix...

Deux prêtres avaient été abattus avec l'évêque Platon - l'archiprêtre Nicolas Bezhanitsky et le père Michael Bleive. Le père Nicolas était né le 14 décembre 1859 et avait obtenu son diplôme du Séminaire Théologique de Riga. Le 16 janvier 1883, il épousa la fille du prêtre Jean Kazarinov, Maria Ivanovna Kazarinova, et ils eurent 2 filles. Il servit à Pernovsky Uyezd, puis à Vyra, Vilyandi et à Tartu - comme supérieur de l'église orthodoxe estonienne Saint-Georges. A cause d'une blessure qu'il avait subie durant sa jeunesse, il ne savait pas s'agenouiller. Cependant, à l'autel, il était tellement pris par le service que souvent il tombait à genoux - et ne parvenait plus à se relever. De sorte que les déservants de l'église avaient toujours à être près de lui et à l'aider à se relever.

Pendant qu'il servait à Vilyandi, le père Nicolas sauva 8 prisonniers innocents de la mort, prennant de grands risques pour lui-même. Sa popularité grandit parmi le peuple, car il était prêt à sauver n'importe qui - qu'ils soient Luthériens ou Orthodoxes, Estoniens ou Russes. Pendant qu'il servait à Tartu, il devint en particulier populaire parmi les étudiants, qu'il marriait sans demander d'argent. Il aidait aussi les familles dans le besoin, étant tout simplement un modèle d'amour Chrétien. Durant ses dernières heures en prison à Tartu, le père Nicolas se comporta avec beaucoup de calme et de dignité, et les autres prisonniers le surnommèrent leur patriarche.

Le 9 février 1919, le corps de l'évêque Platon fut porté en triomphe à travers Tallinn, et enterré dans le kliros gauche de la cathédrale de la Transfiguration. Le jour de la mort de l'évêque Platon et de ses compagnons fut proclamé jour de deuil général dans l'Estonie libre. Les corps des 2 prêtres abattus avec lui furent enterrés dans la cathédrale de l'Assomption à Tartu; et le 14 janvier de chaque année, dans les années qui suivirent, une pannikhida office de commémoraison aux défun... fut célébré pour les 2 prêtres en présence de tous les prêtres de la ville - Orthodoxes comme Luthériens.

(Sources: Akty Svyateishego Patriarkha Tikhona, St. Tikhon Theological Institute, 1994, pp. 886-87, 988; Protopresbyter Michael Polsky, Noviye Mucheniki Rossijskiye, Jordanville, 1949-57, part 1, pp. 82-83; Russkiye Pravoslavnye Ierarkhi, Paris: YMCA Press, 1986; T. Milyuntina, "Protoierej Nikolai Bezhanitsky", Vestnik Russkogo Khristianskogo Dvizheniya, N 168, II-III 1993, pp. 181-196)

Synaxaire Copte Orthodoxe :
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/

Prologue d'Ochrid - Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord

http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

2. SAINT BASILE LE GRAND, ARCHEVÊQUE DE CÉSARÉE
Basile naquit durant le règne de l'empereur Constantin le Grand. Pendant qu'il était encore non-baptisé, Basile passa 15 ans à Athènes, où il étudia la philosophie, la rhétorique, l'astronomie et les autres sciences séculières de l'époque. Ses collègues d'étude étaient Grégoire, le futur Théologien, et Julien, le futur empereur apostat. Il fut baptisé à l'âge mature dans le Jourdain, avec Euvlios, son ancien enseignant. Il fut évêque de Césarée en Cappadoce près de 10 ans et eut une vie terrestre de cinquante ans. Il fut un grand défenseur de l'Orthodoxie, une grande lumière de pureté morale, un zèlé religieux, un grand esprit théologien, un grand bâtisseur et pillier de l'Eglise de Dieu. Basile mérita pleinement le titre de "Grand". Dans les textes liturgiques, on parle de lui en disant "l'abeille de l'Eglise du Christ qui apporte le miel aux fidèles et qui pique de son dard les hérétiques." On a conservé nombre d'ouvrages de ce père de l'Eglise. Parmi eux, on trouve des écrits théologiques, apologétiques, ascétiques et canoniques, de même que la sainte et Divine Liturgie qui porte son nom. Cette Divine Liturgie est célébrée 10 fois par an : le premier janvier, jour de sa Fête; la veille de la Nativité de notre Seigneur; la veille de l'Epiphanie de notre Seigneur; tous les dimanche du Grand Carême, sauf le dimanche des Rameaux; les Jeudi Saint et Samedi Saint.
Saint Basile mourrut en paix le 1er janvier 379, et entra dans le Royaume du Christ.

RÉFLEXION - Pourquoi est-il nécessaire d'écouter l'Eglise et non pas d'écouter celui qui pense contre l'Eglise, même s'il pourrait être appelé le plus grand des penseurs? Parce que l'Eglise a été fondée par le Seigneur Jésus-Christ, et parce que l'Eglise est guidée sous l'inspiration de l'Esprit de Dieu. Parce que l'Eglise représente le royaume du Saint, un verger d'arbres fruitiers bien cultivés. Si quelqu'un se dresse contre le royaume du Saint, cela signifie qu'il n'est pas saint, alors pourquoi l'écouter? "L'Eglise est un enclos", disait le très sage Jean Chrysostome. "Si vous êtes à l'intérieur, le loup n'y entre pas; mais si vous la quittez, les bêtes vous saisiront. Ne vous éloignez pas de l'Eglise; il n'y a rien de plus puissant que l'Eglise. Elle est votre espoir. L'Eglise est votre Salut. L'Eglise est plus haute que le ciel. L'Eglise est plus solide que la pierre. L'Eglise est plus grande que le monde. L'Eglise ne vieillit jamais, mais se renouvelle toujours."
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".

Synaxaire Byzantin - Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du Nord

http://ocafs.oca.org/

Saint Basile d'Ancyre, martyr
Saint Basile vécut à l'époque de Julien l'Apostat (331-363), et confessa sa foi en Christ devant le gouverneur Saturninus. Il fut torturé à Ancyre, puis envoyé à Constantinople, où il fut suspendu à un arbre, étiré sur un chevalet, battu, puis percé d'aiguillons métalliques chauffés à blanc. Il fut aussi jetté dans une fournaise, mais resta indemne. Il fut ensuite envoyé à Césarée et là il fut déchiré par les lions dans l'arêne. Ce saint laïc ne doit pas être confondu avec un autre saint Basile d'Ancyre, un prêtre fêté le 22 mars.

Sainte Emilie, mère de saint Basile le Grand
Sainte Emilie était la fille d'un martyr. Dans le calendrier grec, elle est commémorée le 30 mai. Le père de saint Basile s'appelait aussi Basile. C'était un juriste et un rhétoricien de renom, et il vivait à Césarée. Basile et Emilie ont eu 10 enfants, 5 fils et 5 filles. Cinq d'entre eux ont été comptés parmi les saints : Basile le Grand; Macrine (19 juillet), fut exemplaire en matière de vie ascétique et exerça une forte influence sur la vie et le caractère de saint Basile; Grégoire, par la suite évêque de Nysse (10 janvier); Pierre, évêque de Sébaste (9 janvier); et Théosebie, diaconesse (10 janvier).

A traduire plus tard :

Circoncision de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ
icône de la Circoncision de Notre Seigneur Jésus-Christ, fête le 1er janvier du calendrier civil

Saint Basile le Grand, évêque de Césarée, en Cappadoce
icône de saint Basile le Grand

Livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire" :

Livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume "januari" :

D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936 :

SAINT GUILLAUME - ABBÉ DE SATNT-BÉNIGNE (+ 1031)
Guillaume naquit, l'an 961, au château d'Orta, près de Novare, en Italie, alors que son père, Robert, comte de Volpiano, défendait son domaine contre l'empereur Othon. La place dut se rendre, et, pour montrer qu'il n'avait aucun ressentiment, Othon, avec son épouse Adélaïde, consentit à tenir sur les fonts baptismaux l'enfant qui fut nommé Guillaume. Celui-ci, destiné à la vie religieuse, fut présenté par ses parents au monastère de Locedia, près Verceil, et il y fit profession. Mais, en 987, attristé de voir que l'observance n'était pas fidèlement gardée, il obtint d'être emmené à Cluny par l'abbé Mayeul, de passage à Locedia. Guillaume ne tarda pas à être associé à l'oeuvre de la réforme des monastères que Cluny avait entreprise; avec 12 moines, on l'envoya relever l'ancienne abbaye de Saint-Bénigne de Dijon (990). Jusqu'à ce moment, l'humilité avait tenu Guillaume éloigné du sacerdoce, mais, témoin des succès obtenus en peu d'années, l'évêque de Langres, qui avait sollicité la réforme, ordonna prêtre Guillaume et lui donna la bénédiction abbatiale. Bientôt, l'abbaye de Saint-Bénigne, transformée par ses soins, au temporel comme au spirituel, devint un véritabe centre autour duquel se groupèrent les monastères réformés de Bourgogne, de Lorraine et d'Italie. Dans l'accomplissement de sa mission, Guillaume sut allier, à une fermeté que Rome put juger parfois excessive, une prudence consommée et une tendre affection pour ses moines. Lorsque la justice était en cause, il n'hésitait pas à tenir tête aux puissants de la terre; Robert, roi de France, et l'empereur Henri en firent l'expérience. L'abbaye de Fécamp en Normandie dut à ce zélé réformateur l'influence qu'elle exerça dans la suite jusqu'en Angleterre. C'est à Fécamp que Guillaume mourut, le 1er janvier 1031. Au 17ième siècle, les religieux de cette abbaye tentèrent d'obtenir sa canonisation par l'intermédiaire de la duchesse Christine de Savoie, mais, soit que la requête ait été négligée, soit qu'on ait jugé à Rome le caractère sévère de Guillaume contraire à la perfection chrétienne, soit que les miracles aient paru peu authentiques ou peu nombreux, la demande n'eut pas de résultat. Cependant, le nom de Guillaume est inscrit dans certains martyrologes avec le titre de bienheureux ou de vénérable. Bibl. - Guillaume a eu pour biographe son disciple Raoul Glaber, dont l'oeuvre est dans les bollandistes et dans P. L., t. 142, col. 701. Voir- aussi, dans les histoires de l'abbaye de Cluny, Lorain, Pignot, cités pour Odilon. - E. Sackur, Die Cluniazenser, Halle, 1888. - G. Chevalier, Le vénérable Guillaume, Paris, 1875.

LA CIRCONCISION DE NOTRE-SEIGNEUR
1. LE MYSTÈRE. - "L'acte de retrancher une partie de la chair sur le membre viril est, dit Bossuet, un signe de la malédiction qui plane sur les générations humaines et du retranchement à opérer sur les passions sensuelles introduites par le péché de notre premier père". Dieu l'imposa à Abrabam comme le sceau de l'Alliance qu'Il voulait contracter avec lui et ses descendants (Gen. 17, 10-14). Elle était en même temps une flétrissure analogue à cette marque imprimée sur le corps des esclaves pour indiquer qu'ils sont nés pour servir. L'Enfant, dont les Anges avaient annoncé la naissance à Bethléem, ne pouvait être assujetti à cette loi d'humiliation et de servitude. Venant racheter les hommes, Il n'avait aucune part à leur crime et à leur asservissement; rien n'était à retrancher dans son corps très saint, très parfait dès le premier instant. Et pourtant Il se soumet à la loi, comme l'a marqué l'évangéliste en des termes succincts (Luc 2, 21); il nous apprend par là que son corps est de la même nature que les nôtres, qu'il est lui-même de la race d'Abraham, que, né sous une loi dont l'obligation ne cessera qu'après lui, il veut en accomplir toutes les prescriptions, même les plus humiliantes, qu'enfin l'effusion des premières gouttes de son sang est le gage assuré de tout le sang qu'il répandra dans sa passion et sur la croix. D'ailleurs, il entend donner à cette pratique charnelle une honorable fin : pour ceux qu'il va régénérer par le baptême, il s'agira d'une circoncision spirituelle, c'est-à-dire d'un retranchement qui portera non plus sur un seul membre, mais sur le corps de chair tout entier (Col., 2, 11).
L'acte de la circoncision fut accompagné de l'imposition du nom : le Nom de Jésus vint relever l'humiliation de la cérémonie. L'enfant-Dieu est, en effet, signalé comme celui qui ôte les péchés du monde : suivant les expressions de Bossuet, il nous sauve du péché en remettant ceux que nous avons commis, en nous aidant à n'en plus commettre, en nous conduisant à la vie où l'on ne peut plus en commettre aucun. Le Nom de Jésus est le Nom excellent entre tous les noms; un Ange l'apporte du Ciel à la terre; de ce Nom s'est réalisée en Jésus seul la pleine signification; il est comme le précis et l'abrégé de tous les caractères du Messie tracés par les prophètes; il rappelle toutes les actions, toutes les souffrances de celui qui le porta; il exprime tous les fruits merveilleux de son Incarnation, de sa passion, de sa mort, de sa Résurrection. A ceux qui l'invoquent avec dévotion et confiance, il procure la lumière, la force, la joie, la guérison de l'âme (saint Bernard, 15e sermon sur le Cantique des cantiques). Aussi bien convient-il qu'au Nom de Jésus tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers (Phil. 2, 10). L'apôtre saint Paul, qui exalte en ces termes le Nom de Jésus, le répète plus de 200 fois dans ses épîtres. Les saints, dans le cours des siècles, ne se sont pas lassés de le redire. Un saint Augustin, même au temps de ses désordres, n'y pouvait songer sans ressentir les plus douces impressions. Et, dans cet esprit, l'Eglise encourage la sainte pratique de s'incliner par respect toutes les fois que l'on prononce ou que l'on entend prononcer le Nom de Jésus.
La dévotion du Chrétien, en ce jour, doit consister d'abord dans la consécration des premiers moments de la nouvelle année au Père céleste, puis dans les hommages rendus au mystère de l'Incarnation du Fils de Dieu et, plus spécialement, au mystère de sa naissance et de sa circoncision. Qu'il s'unisse aussi étroitement que possible aux séraphiques transports de dévotion avec lesquels la glorieuse Mère de Dieu assista à cette cérémonie de la circoncision : qui nous dira les sentiments d'amour et d'admiration dont son coeur fut rempli quand elle vit la première effusion de ce sang qui devait racheter le monde? Au sacrifice, qu'inaugurait alors son Jésus s'offrant à Dieu son Père, elle s'unit avec un ardent amour et une entière soumission pour se dévouer corps et âme à l'accomplissement de la divine Volonté. Un Chrétien ne peut pas moins faire que d'imiter un tel exemple et de se consacrer à Dieu sans réserve. 2. HISTOIRE DE LA FETE. - La coïncidence de la circoncision du Sauveur avec l'octave de sa Nativité ne permet pas de remonter, dans les premiers siècles, au delà de l'époque où la fête de Noël fut fixée au 25 décembre : cela nous reporte à la seconde moitié du 4ième siècle. Il semble que la fête de la Circoncision fut célébrée d'abord en Orient vers cette époque; d'anciens calendriers byzantins la mentionnent au 1er janvier en même temps que la fête de saint Basile, dont c'était le "dies natalis" ou jour anniversaire de la mort. L'Occident ne paraît pas avoir manifesté beaucoup d'empressement à accepter la fête de la Circoncision au 1er janvier : cette fête ne figure ni sur le calendrier de Carthage, ni sur le calendrier philocalien. Une pareille réserve s'éxplique quand on songe que le 1er janvier fut, dans le monde païen, un jour d'excès et de dissolutions, auxquels les Chrétiens ne pouvaient prendre part en se livrant à des réjouissances. Pour les en détourner d'une façon efficace, un saint Augustin d'Hippone, avant l'échéance du 1er janvier, s'exprimait ainsi (Sermon., 198, P. L., t. 38, col. 1025) : "Si vous continuez à vivre dans la société des païens..., vous vous rendez coupables d'ingratitude envers votre Rédempteur. Pour suivre votre Rédempteur qui vous a rachetés de son sang, ne restez point mêlés aux païens par une conduite et des moeurs toutes semblables. Ils donnent des étrennes, faites des aumônes; ils se distraient par des chansons lascives, cherchez vos distractions dans la lecture des saintes Écritures; ils courent au théâtre, accourez à l'église; ils s'enivrent, jeûnez; et, si vous ne pouvez jeûner aujourd'hui, mangez du moins avec sobriété." Cela nous explique comment les anciens sacramentaires donnent au 1er janvier une Messe contre les pratiques idolâtriques, "ad prohibendum ab idolis"; il fallut du temps pour préserver la communauté Chrétienne de ce contact funeste avec les superstitions païennes; on ne le pouvait qu'en neutralisant le mal par l'établissement d'une fête Chrétienne. Le mouvement pour substituer une fête de la Circoncision, qui remonte au 7ième siècle, semble être parti d'Espagne pour se répandre en Gaule, en Germanie, puis en Italie. A l'encontre de cette assertion, on a dit que le lectionnaire de Capoue (qui est de l'an 516) fait mention exprèsse de la Circoncision, ce qui placerait les origines de cette fête dans le sud de l'Italie et nous ramènerait à des influences byzantines. Il reste néanmoins que, à Rome même, la Liturgie ne présente presque rien sur la fête en question, d'où l'on a conclu qu'elle y fut seulement instituée entre le 8e et 9ièmxe siècle. Et la liturgie romaine actuelle, pour le jour de la Circoncision, dirige nos pensées non sur le mystère de la Nativité, mais d'une façon bien marquée, sur la maternité de la vierge Marie, comme on le voit dans la collecte de la Messe.
Comment en est-on arrivé à donner ainsi, une place prépondérante à la très sainte Vierge dans l'Office du 1er janvier? Des manuscrits liturgiques du 8e et 9ième siècle donnent les désignations suivantes : "Natale sanctae Mariae octava Domini ad sanctam Mariam - ou mieux encore : in honorem sanctae Mariae. D'après une supposition émise récemment, l'ancienne basilique de Sainte-Marie-Antique, sur le Forum, à proximité du temple de Vesta, aurait pour origine un oratoire du 5ième siècle dédié à la vierge Marie. Les "Acta Sylvestri", document apocryphe du 5ième siède, renferment la curieuse histoire d'un dragon qui avait élu domicile dans une caverne à proximité du temple de Vesta : les vestales fournissaient une fois l'an, au 1er janvier, la nourriture de ce monstre, qui les dévorait. Pour mettre fin à ce carnage, Sylvestre tua le dragon, fit murer l'ouverture de la caverne et fit construire au-dessus un oratoire dédié à la vierge Marie. La fête du 1er janvier célébrerait l'anniversaire de cette dédicace et du triomphe remporté sur l'idolâtrie. Ne retenant que la substance du fait raconté dans -es Acta Sylvestri, Mgr Ducbesne y a vu la yictoire remportée par Sylvestre sur le paganisme avec la paix constantinienne; l'oratoire dédié à Marie fut un témoin de ce triomphe. Ainsi Rome, au 1er janvier, aura voulu célébrer, dans le Natale sanctae Mariae, l'anniversaire de la défaite du paganisme par la dédicace de Sainte-Marie-Antique. Près de cette basilique fut installée, vers le 8ième siècle, une communauté de moines orientaux. Ces moines, oubliant les premières origines du temple, donnèrent à l'Office du 1er janvier des pièces d'origine byzantine, où sont célébrés les mystères de l'Incarnation et spécialement de la maternité virginale de Marie. Telles sont, en particulier, les antiennes admirables des Vêpres et des Laudes : "O admirabile commercium".
Bibl. - Bossuet, Elevations sur les Mystères, t. 7 des Oeuvres complètes, Paris, Vivès, 1861.- Dom Cabrol, Revue du clergé français, 1906, p. 262, et Dict. d'arch. chrét., t. 3, col. 1721. - Dom D. Buenner, La fête ancienne de la Circoncision, dans Vie et arts liturg., janv. 1924.

SAINT OYEND, ABBÉ (+ 510)
Oyend ou Eugend (Eugendus), originaire de Franche-Comté, naquit vers 450. A 7 ans, il fut placé sous la conduite des 2 fondateurs de l'abbaye de Condat, Romain et Lupicin, et depuis ce moment il ne sortit plus du monastère. En peu de temps, il s'y perfectionna dans la piété, l'étude et, la pratique de l'ascèse. Sa vie fut des plus austères : il ne prenait qu'un seul repas par jour, apres le coucher du soleil, il endurait avec courage les rigueurs du froid, n'ayant pour se protéger, qu'une tunique grossière, la même en toute saison, portant aux pieds de rustiques chaussures. Complètement mort à lui-même, il ne laissait paraître au dehors aucune trace d'une émotion pénible, se montrait toujours joyeux et plein de douceur. Rien ne put le déterminer à recevoir la prêtrise, dont il s'estimait indigne dans sa profonde humilité. Il dut accepter la charge d'abbé lorsque Minase, dont il avait été l'adjoint, vint à mourir. Quelques religieux ennemis de la discipline l'accu'sèrent alors d'incapacité : il laissa à Dieu le soin de sa défense et en reçut le don des miracles, en particulier le pouvoir de chasser les démons; une simple formule écrite et signée de la main d'Oyend suffisait pour délivrer les possédés. Ce saint abbé rebâtit son monastère qui avait été la proie d'un incendie, il construisit une belle église en l'honneur des saints apôtres Pierre, Paul et André, dont on lui avait rapporté des reliques de Rome.
Il était continuellement en prière; sa dévotion était telle qu'un simple mot de piété suffisait pour le faire entrer en extase, ce qui lui arrivait même en public et quand il était à table. Avec une fermeté mêlée de douceur, il maintint parmi ses moines la plus exacte discipline, donna à tous l'exemple de l'humilité, du renoncement, de la fidélité aux règles de la charité pour les malades, de l'affabilité dans la réception des hôtes.
Durant l'année 509, il fut atteint de la maladie qui devait lui ouvrir le Ciel : ni l'âge ni la souffrance ne lui firent relâcher ses austérités et sa fidélité à l'Office canonique. Après 6 mois de maladie, il se fit administrer les derniers sacrements, se plaignit tendrement à ses moines de ce que, par leurs prières, ils le retenaient dans les liens de son corps mortel et les exhorta à observer toujours fidèlement leur règle. La mort bienheureuse arriva le 1er janvier 510.
Son culte fut publiquement reçu dans l'Église dès le 8ième siècle, particulièrement en Franche-Comté. Ce qui fit que l'abbaye de Condat, bâtie sur le mont Jou, prit le nom d'Oyend, c'est qu'il fut le premier des abbés dont le corps fut inhumé dans l'église. Ce nom d'Oyend fit place à celui de Saint-Claude, au 13ième siècle, parce que l'évêque de Besançon qui portait ce nom quitta son évêché pour se retirer dans l'abbaye qu'il gouverna pendant 7 ans.
Bibl. La vie de saint Oyend a été écrite par un moine de Condat qui avait été son disciple. Son authenticité recoconnue au 17ième siècle a été contestée de nos jours par B. Krusch, Mon.. Germ. hist. Scriptores rerum merovingicarum, t.3, p. 454. - Voir ce qu'en dit encore ce même auteur dans les Mélanges Julien Havet, p.39, sous ce titre : "La falsification des Vies des saints Burgondes". - A ses raisons, t. Duchesne, dans Mélanges d'archéologie et d'histoire (1898), a répondu victorieusement. Les Anal. boll. (1898), t. 17, p. 367, jugent la démonstration de ce dernier lumineuse, convaincante et complète: après cela, il semble que le débat doive être clos.

Textes à corriger plus tard :

SAINT ALMAQUE ou Télémaque, martyr … Rome (+ vers 400)
p.8-9

SAINT FULGENCE, ÉVÊQUE DE RUSPE, en Tunisie, et confesseur (+ 533)
p.11-14

SAINT FELIX, ÉVÊQUE DE BOURGES et confesseur (+ vers 580)
p.14-15

SAINT CLAIR, ABBÉ et confesseur (+ vers 660)
p.15

SAINT ODILON, ABBÉ DE CLUNY (+ 1049)
"J'aime mieux être puni pour un excès de miséricorde que pour un excès de dûreté", saint Odilon de Cluny. Mystique, thaumaturge de son vivant. "Inventeur" de la "Trève de Dieu" obligeant les bélligérants "Chrétiens" à cesser les guerres intestines. Inventeur aussi de la célébration du "jour des morts", le lendemain de la Toussaint, fête ensuite adoptée par l'Eglise de Rome pour ses dépendances. Ami et biographe de la sainte impératrice Adélaïde. Etc.

D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876 :

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